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Mardi 13 septembre 2 13 /09 /Sep 21:08

Une utopie selon vous ? Peut-être pas… Imaginez que l’on puisse faire en sorte que notre propre système immunitaire s’attaque à la ghréline, une des principales hormones qui contrôlent l’appétit en provoquant la sensation de faim. Ainsi, l’organisme pourrait s’empêcher lui-même d’avoir faim… Rien de tel pour éviter de grossir !

 

C’est en tout cas la piste explorée par une équipe de chercheurs portugais pour résoudre définitivement le problème de l’obésité. Ils sont d’ailleurs parvenus à mettre au point un virus non-infectieux, qui ne se multiplie pas (qui n’est donc pas dangereux… a priori…) et qui a la particularité d'activer la production d'anticorps dirigés contre cette fameuse hormone. Ils ont même fait des tests qui montrent l’efficacité de ce « vaccin » !... Mais ne vous affolez pas, le remède miracle n’est pas encore sur le marché… Tout simplement parce que, pour l’instant, seules des souris obèses ont eu le privilège de le tester ! Les chercheurs ont ainsi observé que ces demoiselles ne consommaient plus que 80% de leur ration alimentaire habituelle, un jour après injection du traitement, et seulement 50% à la fin de l’étude.

 

Alors voilà, je vous l’annonce : il y a fort à parier pour que prochainement vous puissiez vous faire vacciner contre l’obésité ! Le vaccin sera peut-être même administré dès le plus jeune âge… en même temps que le vaccin ROR ou BCG tant qu’à faire ! Seuls effets secondaires potentiellement notables : vous risquez de perdre un peu l’appétit (et ce plaisir formidable de manger quand on a très faim) et il y a également de fortes chances pour que vous perdiez l’odorat (oui parce que la ghréline contrôle aussi la sensibilité aux odeurs). Hormis cela, rien de grave et comme vous le savez sûrement, il faut souffrir pour être belle !...

 

Mais plus sérieusement, je m’interroge : est-ce bien raisonnable d’explorer de telles pistes dans l’espoir de résoudre le problème de l’obésité ?

 

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Lundi 12 septembre 1 12 /09 /Sep 16:17

Vous avez peut-être déjà entendu parler d’un « bon » et d’un « mauvais » cholestérol… Mais savez-vous ce qui se cache derrière cette image légèrement manichéenne ? La distinction entre le « bon » et le « mauvais » cholestérol se situe au niveau de la lipoprotéine qui lui sert de chauffeur dans la circulation sanguine. Si cette protéine est une « High Density Lipoprotein » (HDL), alors la molécule de cholestérol est étiquetée « BON CHOLESTEROL » parce que son chauffeur l’emmène directement vers le foie où elle sera détruite mais s’il s’agit d’une « Low Density Lipoprotein » (LDL), alors l’étiquette affiche « MAUVAIS CHOLESTEROL » car celui-ci se dirige vers l’ensemble des tissus et risque donc d’aller boucher nos vaisseaux au cours de son périple ! (je vous ai mis les mots en anglais parce que ça en jette plus et vous serez ainsi plus convaincante quand vous expliquerez à votre mari pourquoi il faut qu’il arrête de mettre trois tonnes de beurre sur ces tartines !). On pense donc que le fait d’avoir un taux sanguin élevé de HDL (plus de 60 mg/dL) permet de réduire le risque de troubles cardiovasculaires et qu’au contraire, un taux élevé de LDL (plus de 140 mg/dL) augmente ce risque.

 

Cette théorie fait office de paradigme très dominant au sein du corps médical mais certaines voix commencent cependant à la remettre en question. Ainsi, le Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS, dénonce ce qu’il qualifie lui-même d’ « arnaque du cholestérol ». Il évoque notamment certaine études ayant révélé qu’un taux élevé de HDL cholestérol mais aussi de cholestérol total (LDL cholestérol compris) était associé à une réduction du risque de troubles de la mémoire et de maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Il rappelle que le cholestérol est indispensable à notre corps pour produire des membranes cellulaires, certaines hormones, de la vitamine D, des acides biliaires aidant à la digestion… Et surtout il explique que la production de cholestérol est un mécanisme mis en œuvre naturellement, dans le cadre du processus de réparation des dommages cellulaires, en particulier pour réparer les lésions au niveau des parois internes des vaisseaux sanguins.

 

Pour autant, on ne peut remettre en cause toute la théorie du « bon » et du « mauvais » cholestérol car il reste indiscutable qu’un fort taux de LDL cholestérol est associé à une élévation du risque de maladies cardiovasculaires. En réalité, les deux théories ne sont pas vraiment contradictoires : elles montrent simplement qu’une substance : le cholestérol, peut à la fois être indispensable et bienfaitrice pour certains aspects de la physiologie humaine (pour les fonctions neurologiques en particulier) mais aussi représenter un danger d’un autre point de vue, quand elle est en excès (au niveau de la circulation sanguine, risque d’obstruction). Cependant, il est possible que le danger ne vienne pas en soi de la présence excessive de cholestérol dans le sang mais plutôt de la cause de cette présence excessive, qui pourrait se situer dans la multiplication des lésions au niveau des parois des vaisseaux… Cela signifie que l’excès de cholestérol dans le sang ne serait qu’un révélateur d’une autre défaillance du corps humain qui serait, elle, véritablement à l’origine de l’augmentation du risque de troubles cardiovasculaires.

 

Comme toujours en nutrition, « rien n’est simple et tout se complique » (dixit une de mes profs de biologie... merci Madame Saux!) et il y a fort à parier pour que cette histoire de bon et de mauvais cholestérol connaisse prochainement de nouveaux rebondissements… Affaire à suivre !

 

D’après « La grande arnaque du cholestérol » par Maggy Sanner.

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Vendredi 9 septembre 5 09 /09 /Sep 15:27

Avez-vous entendu parler de la Chrono-Géno-Nutrition ? Vous vous dites peut-être que c’est l’innovation de l’année en termes de nutrition ? Laissez-moi vous expliquer…

 

Il s’agit d’une méthode de régime alimentaire, inventée par l’éminent docteur bidule (il y a longtemps déjà), qui repose sur quatre piliers : 1. La chrono-nutrition – 2. Le génotype – 3. La nutrition et 4. L’index glycémique. Jusque-là c’est encore très flou, je vous le concède…

 

Derrière le savant terme de « chrono-nutrition », se cache simplement l’idée qu’il faut manger les bonnes choses au bon moment, en fonction de la sécrétion hormonale qui évolue au cours de la journée… Et si on résume encore, cela signifie tout bêtement manger beaucoup au petit-déjeuner et léger le soir… Là vous commencez à saisir toute la puissance de l’innovation mais vous n’avez encore rien vu…

 

Le génotype !!!! Ca, c’est vraiment très très très fort ! « A chacun ses aliments en fonction de son groupe sanguin »… Explications sur aujourd’hui.com (le site des grands yamamouchi de la nutrition): « En clair, en fonction de son génotype, c'est-à-dire de son groupe sanguin (O, A, B, AB) et de ses intolérances alimentaires, certains aliments peuvent avoir une action positive ou au contraire négative sur la santé, le moral et le poids. » Ah… alors c’est ça la clé ? Tout dépend du groupe sanguin ? Mince je ne connais même pas le mien… J’imagine déjà le docteur bidule me dire : « Vous êtes du groupe O+ alors désolé, il faut que vous arrêtiez le chocolat »… Là, j’aurais au moins la preuve définitive que sa théorie ne tient pas debout ! Car non, le chocolat n’a jamais eu d’action négative sur ma santé et encore moins sur mon moral !! (attention, je ne suis pas en train de prôner la consommation excessive de chocolat… ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !). Bon j’imagine que le docteur bidule a dû mener des tonnes d’expérimentations scientifiques très poussées pour en arriver à déterminer les aliments qui sont bons ou mauvais pour nous simplement à partir de notre groupe sanguin… Mais c’est bizarre, il n’en parle pas…

 

Et je vous garde le meilleur pour la fin : la nutrition et l’index glycémique ! J’avoue que je caricature fortement (je tiens à conserver toute mon honnêteté intellectuelle…) mais globalement cela revient quasiment à dire : « Evitez de manger trop gras et trop sucré » (avec la petite nuance qu’il faut distinguer les « bonnes » et les « mauvaises » graisses et les « bons » et les « mauvais » sucres). Mais dites-moi, docteur bidule, qu’avez-vous fait du « Evitez de manger trop salé » ?... C’est sûr que la théorie est déjà bien encombrée et encombrante, avec ses quatre piliers, (il est long cet article d’ailleurs !) mais quand même c’est fondamental, non ? Ah vous avez prévu ça pour la version améliorée de la Chrono-Géno-Nutrition qui sortira l’année prochaine ? Je vois…

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Jeudi 8 septembre 4 08 /09 /Sep 17:57

Exhausteur de goût aux appellations multiples (voire infinies…), présent dans moult produits transformés de l’industrie agroalimentaire pour relever leur goût, le glutamate de sodium envahit nos palais ! Il est à l’origine d’un nouveau goût, l’umami, qui vient s’ajouter aux quatre saveurs traditionnelles (salé, sucré, acide et amer) et qui est très difficile à définir car perçu différemment en fonction des individus.

 

Inventé par le japonais Kikunae Ikeda au début du 20e siècle, le glutamate est traditionnellement issu de la fermentation de l’algue kombu mais il peut aujourd’hui être produit à partir d’un grand nombre de substances végétales fermentées (soja notamment). C’est la société japonaise Ajinomoto qui a contribué à l’essor de cet ingrédient aux allures de poudre blanche cristalline, d’abord au Japon puis dans le monde entier.

 

Comme tout envahisseur, il commence à être vivement critiqué par quelques voix, qui soulèvent le problème de son « fort » potentiel allergisant. En effet, des symptômes tels qu’une sensation de brûlure, de pression faciale, des maux de tête, des nausées ou encore des douleurs thoraciques ont pu être observés, suite à l’ingestion de glutamate monosodique. Mais force est de constater que cette allergie ne touche de toute façon qu’une infime partie de la population et qu’elle n’est en aucun cas mortelle…

 

Par ailleurs, certains chercheurs avancent que le glutamate pourrait entraîner des dommages sur les cellules nerveuses, favorisant ainsi à long terme le développement de maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. On peut opposer à ces allégations l’argument qu’il existe une barrière hémato-encéphalique protégeant le cerveau et ses cellules des substances exogènes véhiculées par le sang (et donc du glutamate). Cependant, certaines zones du cerveau (hypophyse et hypothalamus) ne bénéficient pas de la protection de cette barrière et celle-ci pourrait occasionnellement présenter des dysfonctionnements…

 

Au final, ni l’AFSSET (agence française de sécurité sanitaire qui gère notamment la sécurité alimentaire) ni l’EFSA (responsable de la sécurité sanitaire des aliments à l’échelle européenne) n’est capable pour l’instant d’émettre un avis clair et définitif sur le potentiel danger que représente le glutamate monosodique… Mais pour respecter le bon vieux principe de précaution, un seuil a de toute façon été imposé aux industriels européens afin de limiter la teneur en cet exhausteur de goût dans les produits agroalimentaires transformés.

 

Une question reste néanmoins en suspens : si le glutamate est si mauvais pour la santé, alors comment se fait-il que les plus gros consommateurs de cet ingrédient, à savoir les Japonais, aient aussi une des meilleures espérances de vie au monde ?...

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Mercredi 7 septembre 3 07 /09 /Sep 00:47

Aucun rapport avec la thématique originelle du blog mais une très grande envie d’écrire sur un film que « j’ai testé pour vous »…

Dans « This must be the place » de Paolo Sorrentino, Sean Penn nous révèle une fois encore son extraordinaire talent. Personnage à la sensibilité exacerbée, perdu dans le monde des adultes, touchant par sa naïveté enfantine et troublant par sa justesse, il voyage au gré des accords de la guitare de David Byrne, à la recherche de son identité. « Je cherche qui je suis… Pourtant je ne suis pas en Inde… » explique-t-il à son épouse au téléphone, avec une ironie naturelle qui nous fait sourire tout au long du film.

A l’image de ce personnage, nous sommes tous cristallisés par nos peurs, emprisonnés dans nos angoisses… Chacun de nous est amené un jour ou l’autre à devoir quitter le monde merveilleux et insouciant de Peter Pan pour affronter sa propre réalité. Séduits par la tentation de rester à cheval entre ces deux mondes, nous ne parvenons que très rarement à franchir le pas… Mais Cheyenne (le personnage de Sean Penn) nous révèle, avec une simplicité époustouflante, la clé de ce grand problème universel : « il y a un moment où il faut décider d’arrêter d’avoir peur… et il faut bien choisir ce moment ».

Par foodandglam - Publié dans : J'ai testé pour vous...
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