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L'Info Nutri

Lundi 14 mai 1 14 /05 /Mai 18:46

Vous aimez le bon vin et vous avez bien raison ! Cependant, on aurait tort de laisser croire que la consommation de ce breuvage, aussi catholique soit-il, ne présente aucun danger pour la santé ! Il est possible que les fameux polyphénols, dont on ne cesse de vanter les mérites, permettent d’abaisser le risque relatif de la consommation de vin rouge à un niveau inférieur à 1 (correspondant à un bénéfice supérieur au risque)… Mais force est de constater que la courbe de ce risque relatif s’élève à très vive allure dès que l’on augmente légèrement le nombre de ballons !! A l’appui de cette affirmation, voici le point sur les bénéfices et les risques potentiels que présente notre très cher vin…

 

Du côté des bénéfices, rien n’est encore certain !

Avec une consommation modérée de vin (c’est-à-dire une consommation en contexte « social » et qui n’excède pas ½ verre par jour en dehors de ce contexte), on note une amélioration de certains paramètres relatifs à la circulation sanguine (diminution de la coagulation, effet vasodilatateur…) et aux lipides sanguins (augmentation du bon cholestérol et diminution du mauvais cholestérol…). Ces effets seraient notamment liés à l’impact antioxydant des polyphénols du vin (en particulier du resvératrol). D’après certaines études épidémiologiques, il en résulte une apparente diminution du risque de survenue de maladies cardiovasculaires chez les consommateurs modérés par rapport aux abstinents. Ce sont ces résultats qui ont d’ailleurs servi à étayer la thèse du très célèbre « French paradox », théorie suggérant que la relative résistance des Français face aux troubles cardiovasculaires, malgré leur forte consommation d’acides gras saturés, était liée à leur goût pour le bon vin !

Néanmoins, certaines observations obligent à relativiser ces effets positifs : tout d’abord, il semble que l’effet sur le bon cholestérol ne soit pas universel et ne soit observé que chez certains individus ayant des caractéristiques génétiques bien spécifiques (i.e. un certain allèle pour un gène codant une alcool-déshydrogénase) ; par ailleurs, certains biais remettent en cause les résultats des études épidémiologiques susmentionnées (abstinents pour des raisons de maladies systématiquement comptabilisés, intervention possible d’un autre facteur expliquant le moindre risque de troubles cardiovasculaires : le niveau de vie, le confort de vie associés à une consommation modérée d’alcool).

 

En revanche, les risques sont bien avérés…

Au niveau cardiovasculaire, une consommation non-modérée peut multiplier par 6 le risque de troubles sérieux ! Ainsi, loin d’améliorer les paramètres sanguins, ce type de consommation entraîne notamment une hausse du mauvais cholestérol mais aussi de la pression sanguine.

Au niveau cérébral, bien que certaines études épidémiologiques aient pu constater une diminution des maladies neuro-dégénératives (Alzheimer notamment) avec une consommation modérée, n’oublions pas que le « binge drinking » (alcoolisation massive et rapide) occasionne d’importants dégâts, probablement irréversibles, sur les cellules de notre cerveau…

Une forte consommation est également associée à l’augmentation du risque de développer d’autres maladies, à commencer par l’alcoolisme, maladie définie par l’OMS comme un ensemble de troubles mentaux et comportementaux liés à la consommation d’alcool. Les cancers (des voies aérodigestives supérieures, du foie, colorectaux et du sein chez les femmes), de même que la cirrhose (maladie du foie), sont aussi favorisés par l’alcool non-modéré.

Enfin, la présence dans le vin de substances comme les sulfites et les résidus de polluants (insecticides, fongicides…) pourrait être à l’origine de conséquences néfastes pour la santé (intolérances semblables à des réactions allergiques, céphalées, crises hémorroïdaires…). Tous les vins contiennent des sulfites et des polluants, y compris les vins labellisés AB, dans des proportions généralement moins élevées tout de même! Méfiez-vous en particulier de certains vins blancs (gewurztraminer) très riches en sulfites et de certains Bordeaux très pollués !

 

Si vous souhaitez davantage de détails sur les bienfaits et méfaits du vin, je vous invite à regarder cette vidéo de l’émission « Allô docteur » (France 5), entièrement dédiée à ce sujet : http://www.france5.fr/sante/allo-docteurs/emission/2012-05-08

Et à votre santé ! J

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Jeudi 23 février 4 23 /02 /Fév 20:40

La miraculine ?... S’agirait-il de la toute dernière découverte des apprentis-sorciers de la cosmétique pour un anti-ride vecteur de jeunesse éternelle (parce que nous le valons bien) ? Ou encore d’un élixir breveté à base d’un mélange incroyable de superfruits exotiques aux pouvoirs antioxydants exceptionnels ? Que neni, rien de tout cela ! La miraculine est une glycoprotéine (extraite de l'arbre à « fruit miracle », un arbuste originaire d'Afrique de l'Est), qui possède l’étonnante capacité de transformer le goût acide ou aigre de certains aliments en une saveur sucrée, alors qu’elle n’est elle-même pas sucrée ! Ainsi, il ne s’agit pas non plus d’un énième édulcorant comme l’aspartame, le maltitol, le xylitol, la stevia etc… : cette molécule a un mécanisme d’action bien spécifique, qui vient justement d’être élucidé par une étude franco-japonaise.

 

L’étude a révélé que cette molécule agissait sur certains récepteurs au goût sucré en les activant, à condition qu’elle soit dans un milieu acide (elle devient sensoriellement inactive à un pH supérieur ou égal à 6,7). Les chercheurs supposent qu’à pH acide, la miraculine prend une conformation qui lui permet d’être un agoniste des récepteurs au goût sucré (c’est-à-dire que sa forme lui permet d’interagir avec les récepteurs pour les activer).

 

Il se pourrait donc que la miraculine soit l’édulcorant miraculeux du futur pour tous les produits très acides… pour les limonades par exemple! Cependant, la miraculine ne peut être chauffée (car elle serait dénaturée par la chaleur et sa conformation la rendrait inactive), ce qui limite tout de même considérablement son potentiel d’utilisation ! En outre, il reste un frein majeur à l’incorporation de cette molécule dans des produits de l’agroalimentaire : son effet dure au moins une heure et il est bien sûr inacceptable pour les industriels de duper le goût des consommateurs sur une aussi longue durée… Enfin « bien sûr »… On l’espère en tout cas…

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Jeudi 26 janvier 4 26 /01 /Jan 12:34

Bien que les modifications de régime alimentaire associées aux allergies et intolérances puissent être tout à fait nécessaires et justifiées, ces domaines constituent une source foisonnante d’idées fausses et de mythes, très souvent véhiculés par les media, qu’il est important de signaler. La majorité de ces erreurs concerne en fait le diagnostic en lui-même mais elles peuvent également se situer dans l’élaboration du régime « adapté ».

 

Tout d’abord, il est essentiel de distinguer les allergies, qui correspondent à des hypersensibilités alimentaires de mécanisme immunologique, de certaines intolérances, qui ne relèvent pas du même type de réaction. Ainsi, l’idée répandue d’une fréquence élevée d’«allergies » aux additifs alimentaires (colorants et conservateurs) est complètement erronée. Il peut exister des intolérances à ces substances mais les cas vérifiés d’allergie (par tests de provocation orale en double aveugle) sont rarissimes. En outre, il ne semble pas que les additifs puissent être responsables du fameux syndrome d’hyperréactivité avec déficit de l’attention, sauf dans un nombre de cas limité liés à une consommation très excessive. Le même type d’erreur est fréquemment entendu au sujet du lactose du lait: il ne s’agit pas d’une allergie mais d’une intolérance liée à une insuffisance en lactase (enzyme permettant la digestion du lactose).

 

Par ailleurs, un certain nombre d’affections comme les migraines, le syndrome du côlon irritable, la fibromyalgie, la polyarthrite rhumatoïde ou encore l’autisme ont été abusivement associées à des phénomènes allergiques. Bien que l’alimentation puisse avoir une influence sur la fréquence et l’intensité de certains de ces troubles (en particulier migraine et douleurs coliques), ces derniers ne relèvent absolument pas de l’hypersensibilité alimentaire de mécanisme immunologique. Notez au passage que les régimes particuliers proposés pour lutter contre polyarthrite et autisme n’ont jamais montré leur effet de manière objective, par des études sérieuses.

 

Il faut également soulever le problème du diagnostic d’allergie basé sur la mesure des IgG  spécifiques (et non des IgE) suite à l’ingestion de l’aliment soupçonné: la production de ces anticorps correspond à une réponse physiologique de tolérance aux antigènes alimentaires et leur taux est modulé par la quantité consommée de l’aliment. C’est pourquoi tous les tests se révèlent abusivement positifs ! L’utilisation de ces tests fait l’objet de dérives commerciales (prescription de produits, de régimes… soi-disant adaptés aux allergies de chacun) à la limite de l’escroquerie.

 

Enfin, le diagnostic d’intolérance au lactose est de plus en plus abusif. L’hypolactasémie (faible taux d’enzyme lactase responsable de la difficulté à digérer le lactose) dite primaire est un phénomène normal à l’âge adulte. Autrement dit, c’est plutôt la persistance d’une forte activité lactasique qui est exceptionnelle. Cependant, si 70% de la population a une activité lactasique diminuée à l’âge adulte, cela ne signifie évidemment pas que tout ce petit monde soit intolérant au lactose ! En effet, plusieurs facteurs (génétiques, ethniques, alimentaires, environnementaux…) sont impliqués et contribuent à déterminer la présence ou l’absence d’une intolérance avérée. L’intolérance au lactose survient lorsque le lactose non absorbé dans l’intestin grêle passe dans le côlon : il est alors fermenté par la flore microbienne, ce qui conduit à la formation d’acides gras à chaîne courte (à l’origine des diarrhées acides) ainsi que d’hydrogène et de méthane (d’où des symptômes type ballonnements, flatulences, douleurs abdominales etc…). Seule l’apparition de ces signes associée une production de plus de 20 ppm d’hydrogène dans l’air expiré, suite à l’ingestion de lactose (la dose utilisée pour le test étant de 25g), permet a priori d’affirmer le diagnostic  d’intolérance.

 

S’agissant du traitement des allergies, il est toujours préférable de consulter un professionnel de la nutrition afin de bien adapter votre alimentation, sans risquer de carences nutritionnelles. Méfiez-vous des régimes anormalement restrictifs car ils peuvent être à l’origine de beaucoup de perturbations, en particulier chez l’enfant. Notez que l’éviction totale et ad vitam aeternam des aliments responsables (conduite thérapeutique la plus courante) n’est pas une obligation : il existe aujourd’hui des techniques d’immunothérapies orales spécifiques permettant d’induire une tolérance aux allergènes. Par ailleurs, inutile de vous ruer sur les produits « Bio » en pensant qu’ils sont dénués de risque allergique : la réaction d’allergie implique les protéines de l’aliment naturel et non les pesticides qu’il contient !

 

Concernant le lait, deux troubles sont à distinguer et à traiter de manière adéquate: l’allergie aux protéines de lait de vache et l’intolérance au lactose. Dans le cas de l’allergie, le traitement est basé sur l’éviction des protéines de lait qui doivent être substituées par des hydrolysats poussés de ces mêmes protéines ou d’autres produits alternatifs. Les erreurs les plus courantes consistent à remplacer le lait de vache par des jus végétaux (amandes, châtaignes, noisettes, soja…), sources potentielles d’allergies et de carences nutritionnelles, ou encore par des laits de chèvre ou de brebis, pouvant entraîner des réactions allergiques croisées avec le lait de vache. Quant au régime adapté à l’intolérance au lactose, il ne doit être appliqué que si celle-ci est avérée, car l’éviction du lactose favorise justement l’installation de l’intolérance ! Deux écoles s’opposent : les premiers prônent une éviction totale du lactose (donc, entre autres, de tous les produits laitiers) pendant 4 semaines suivie d’une réintroduction progressive (avec des doses variables en fonction des patients) tandis que les seconds favorisent l’allègement progressif de l’alimentation en lactose afin d’atteindre un seuil de tolérance.

 

Vous faites désormais partie des rares initiées aux abus fréquents concernant les allergies et intolérances mais afin d'apporter la dernière pierre à l'édifice de vos connaissance en la matière, je me dois de vous préciser ceci: bien que bon nombre d'allergies se révèlent fausses et inventées par notre imaginaire, il en existe une, dont la fréquence est effectivement anormalement élevée et préoccupante... il s'agit de l'allergie aux belles-mères!

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Mardi 17 janvier 2 17 /01 /Jan 12:35

Nous connaissons déjà la fameuse « pilule minceur » mais pourrait-on imaginer aussi une « pilule intelligence » ?

Pour entretenir nos petites cellules grises, on sait depuis longtemps que certains nutriments sont assez efficaces : les omégas 3 en premier lieu (surtout dans les poissons gras et certaines huiles végétales comme l’huile de colza, l’huile de noix…) mais aussi fer, iode, zinc… (également très présents dans le poisson).

D’après une étude récente publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, l’alimentation aurait une influence sur notre intelligence dès le début de notre vie, dans le ventre maternel ! En effet, il semble que les mamans adeptes (et fortes consommatrices) de poissons, durant leur grossesse, donnent naissance à des enfants ayant notamment de meilleurs résultats aux tests d’intelligence verbale…

Cependant, même si votre mère est allergique au poisson, tout n’est pas encore perdu pour vous ! Il vous reste la solution chewing-gum ! Il ne s’agit pas d’une plaisanterie : une étude très sérieuse, menée par une équipe américaine de la St Lawrence University de New York, a révélé les bienfaits de la gomme à mâcher sur les capacités intellectuelles. Des étudiants ayant mâché du chewing-gum, 5 minutes avant de passer un examen, auraient obtenu des résultats significativement meilleurs que les autres… Ceci pourrait s’expliquer par le déclenchement avec la mastication d’un afflux sanguin supplémentaire vers le cerveau, dont les performances seraient alors accrues.

Si vous êtes naturellement intelligent (grâce au poisson, au chewing gum ou autre !), profitez-en bien mais gare au déclin de vos neurones et synapses avec l’âge ! Aussi est-il recommandé, d’après une équipe de chercheurs italiens, de vous laisser tenter… par une petite diète ! Une molécule appelée CREB1, dont la synthèse est activée au cours d’une diète hypocalorique, aurait ainsi le pouvoir d’allonger le bon fonctionnement de nos facultés cérébrales… Mais il est bien évidemment essentiel de maintenir un apport suffisant en nutriments indispensables au bon fonctionnement de votre cerveau et de votre corps de manière générale!

Et maintenant vous voulez connaître la recette pour que vos enfants intègrent Polytechnique ? « Poisson + chewing gum » matin, midi et soir !... Ou alors - et ça risque d’être beaucoup plus efficace ! -  « travail + volonté » matin, midi et soir !

L’intelligence se crée et la créativité révèle l’intelligence… quelque soit votre régime alimentaire !

 

Sources :

« Manger du poisson rend intelligent » sur i-dietetique.pro

« Mâcher du chewing-gum pourrait rendre plus intelligent » sur Futura Santé

« La diète fait du bien au cerveau » sur le Point.fr

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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Mercredi 21 décembre 3 21 /12 /Déc 21:07

Foie gras, saumon fumé, champagne, sauternes, bûche de Noël, truffes au chocolat… Autant de mets (de mots ?) divins qui pétillent dans nos oreilles et délectent nos papilles au cœur de l’ambiance magique des fêtes. C’est ainsi que chaque année nous trouvons un peu de réconfort et de confort pour s’installer sereinement dans une nouvelle année (avec toutes les résolutions associées !).

Malheureusement, pour certaines « caloriphobes » (« pointophobes » pour les Weight Watcheriennes), cette période devient parfois synonyme d’angoisse absolue, tant elle est associée au fameux « excès calorique ». Voici donc quelques petites astuces pour vous détendre et vous permettre de profiter pleinement de ces bons moments, sans vous encombrer de votre très chère amie Culpabilité…

La meilleure stratégie reste de miser un maximum sur les poissons et crustacés. Ils vous apporteront un véritable cocktail de bons nutriments : protéines, omégas 3, phosphore, potassium, cuivre, zinc, iode, sélénium, vitamines B, vitamine E et même vitamine D, dont nous manquons cruellement à cette époque de l’année ! Et ils ont en général le gros avantage de satisfaire les « caloriphobes », grâce à un apport énergétique relativement limité (à condition bien sûr de ne pas les noyer dans le beurre !). 

Mais cessons maintenant ce baratin « nutritionnellement correct » et passons aux choses sérieuses : faites-vous plaisir, amusez-vous, dansez, jouez avec les enfants, profitez de ces moments en famille ou entre amis… et tout naturellement, votre corps vous en remerciera, sans laisser transparaître un quelconque excès au compteur calorique !

Par foodandglam - Publié dans : L'Info Nutri
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